Foire aux questions

Qu’est-ce qu’une déficience intellectuelle?
Qu’est-ce qu’un trouble envahissant du développement (TED) ?
Que signifient adaptation et réadaptation ?
Comment communiquer avec le CROM ?
Comment recevoir des services du CROM? 

 
Qu’est-ce qu’une déficience intellectuelle?

Une déficience intellectuelle est une incapacité caractérisée par des limitations significatives du fonctionnement intellectuel et du comportement adaptatif se manifestant dans de nombreuses habiletés sociales et pratiques de la vie quotidienne. Cette incapacité survient avant l’âge de 18 ans.

Par fonctionnement intellectuel—aussi appelé intelligence—on désigne la capacité mentale générale, comprenant l’apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes, etc.
Pour mesurer le fonctionnement intellectuel, on peut utiliser le critère d’un test de QI. En général, une cote de 70, voire 75, dans un test de QI révèle une limitation du fonctionnement intellectuel.

Des tests standardisés peuvent aussi définir des limitations du comportement adaptatif, qui comprend trois types d’habiletés :

  1. Les habiletés conceptuelles —langage et littéracie; concepts de l’argent, du temps et des chiffres, autonomie personnelle.
  2. Les habiletés sociales—habiletés interpersonnelles, responsabilité sociale, estime de soi, crédulité, naïveté (c.-à-d., méfiance), résolution de problèmes sociaux, et la capacité de suivre des règles /obéir à la loi et d’éviter la victimisation.
  3. Les habiletés pratiques—activités de la vie quotidienne (soins personnels), compétences socioprofessionnelles, soins de santé, déplacements/transports, horaires/routines, sécurité, utilisation de l’argent, utilisation du téléphone.

Au moyen de ces évaluations multidimensionnelles, les professionnels peuvent déterminer si une personne est atteinte de déficience intellectuelle et préparer un plan de soutien adapté à ses besoins particuliers.

Mais relativement à la définition de la déficience intellectuelle et à son évaluation, l’American Association on Intellectual and Developmental Disabilities (AAIDD) souligne que les professionnels doivent tenir compte d’autres facteurs, tels le milieu collectif et la culture typiques des pairs de la personne.

Les professionnels devraient aussi prendre en considération la diversité linguistique et les différences culturelles dans la communication, les gestes et le comportement des gens.

Finalement, les évaluations doivent aussi partir du principe que, chez une personne, les limitations coexistent souvent avec des points forts et que son niveau de fonctionnement peut s’améliorer si on lui procure des soutiens individualisés pendant une période prolongée.
American Association on Intellectual and Developmental Disabilities, 2009.
 
Qu’est-ce qu’un trouble envahissant du développement (TED)?

Il y a plusieurs types de troubles envahissants du développement :

Trouble autistique
A. Un total de six (ou plus) parmi les éléments décrits en (1), (2) et (3), dont au moins deux de (1), un de (2) et un de (3): 

(1) altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent au moins deux des éléments suivants:

  • altération marquée dans l’utilisation, pour réguler les interactions sociales, de comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes;
  • incapacité à établir des relations avec les pairs correspondant au niveau de développement;
  • e sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs, ses intérêts ou ses réussites avec d’autres personnes (p. ex., il ne cherche pas à montrer, à désigner du doigt ou à apporter les objets qui l’intéressent);
  • manque de réciprocité sociale ou émotionnelle.

(2) altération qualitative de la communication, comme en témoigne au moins un des éléments suivants:

  • retard ou absence totale de développement du langage parlé (sans tentative de compensation par d’autres modes de communication, comme le geste ou la mimique);
  • chez les sujets maîtrisant suffisamment le langage, incapacité marquée à engager ou à soutenir une conversation avec autrui;
  • usage stéréotypé et répétitif du langage, ou langage idiosyncratique;
  • absence d’un jeu de« faire semblant » varié et spontané, ou d’un jeu d’imitation sociale correspondant au niveau de développement.

(3) caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants:

  • préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans son orientation;
  • adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels;
  • maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p. ex., battements ou torsions des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps);
  • préoccupations persistantes pour certaines parties des objets.

B. Retard ou caractère anormal du fonctionnement, débutant avant l’âge de trois ans, dans au moins un des domaines suivants; (1) interactions sociales, (2) langage nécessaire à la communication sociale, (3) jeu symbolique ou d’imagination

C. La perturbation n’est pas mieux expliquée par le diagnostic de syndrome de Rett ou de trouble désintégratif de l’enfance.
 
Trouble envahissant du développement, non spécifié
On doit se servir de cette catégorie quand existent soit une altération sévère et envahissante du développement de l’interaction sociale réciproque ou des capacités de communication verbale et non verbale, soit des comportements, des intérêts et des activités stéréotypés. Il ne faut pas alors que les critères d’un trouble envahissant du développement spécifique, d’une schizophrénie, d’une personnalité schizoïde ou d’une personnalité évitante soient remplis. Par exemple, cette catégorie inclut sous le terme d’autisme atypique des tableaux cliniques qui diffèrent de celui du trouble autistique par un âge de début plus tardif, par une symptomatologie atypique ou sous le seuil, ou par l’ensemble de ces caractéristiques. 
 
Syndrome d’Asperger
A. Altération qualitative des interactions sociales, comme en témoignent au moins deux des éléments suivants:

  • altération marquée dans l’utilisation, pour réguler les interactions sociales, des comportements non verbaux multiples, tels que le contact oculaire, la mimique faciale, les postures corporelles, les gestes
  • incapacité à établir des relations avec les pairs correspondant au niveau du développement
  • le sujet ne cherche pas spontanément à partager ses plaisirs, ses intérêts ou ses réussites avec d’autres personnes (p. ex., il ne cherche pas à montrer, à désigner du doigt ou à apporter les objets qui l’intéressent)
  • manque de réciprocité sociale ou émotionnelle

B. Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, comme en témoigne au moins un des éléments suivants:

  • préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêt stéréotypés et restreints, anormale soit dans son intensité, soit dans son orientation (ex. fascination pour les horaires de train)
  • adhésion apparemment inflexible à des habitudes ou à des rituels spécifiques et non fonctionnels
  • maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs (p.ex., battements ou torsions des mains ou des doigts, mouvements complexes de tout le corps)
  • préoccupations persistantes pour certaines parties des objets

C. La perturbation entraîne une altération cliniquement significative du fonctionnement social, professionnel, ou dans d’autres domaines importants.

D. Il n’existe pas un retard général du langage significatif sur le plan clinique (p. ex., le sujet a utilisé des mots isolés vers l’âge de deux ans et des phrases à valeur de communication vers l’âge de 3 ans).

E. Au cours de l’enfance, il n’y a pas eu de retard significatif sur le plan clinique dans le développement cognitif ni dans le développement en fonction de l’âge, des capacités d’autonomie, du comportement adaptatif (sauf dans le domaine de l’interaction sociale) et de la curiosité pour l’environnement.

F. Le trouble ne répond pas aux critères d’un autre trouble envahissant du développement spécifique ni à ceux d’une schizophrénie.

Syndrome de Rett
A. Présence de tous les éléments suivants:

  • développement prénatal et périnatal apparemment normaux
  • développement psychomoteur apparemment normal pendant les 5 premiers mois après la naissance
  • périmètre crânien normal à la naissance

B. Survenue, après la période initiale de développement normal, de tous les éléments suivants:

  • décélération de la croissance crânienne entre 5 et 48 mois
  • entre 5 et 30 mois, perte des compétences manuelles intentionnelles acquises antérieurement, suivie de l’apparition de mouvements stéréotypés des mains (p. ex., torsion des mains ou lavage des mains)
  • perte de la socialisation dans la phase précoce de la maladie (bien que certaines formes d’interaction sociale puissent se développer ultérieurement)
  • apparition d’une incoordination de la marche ou des mouvements du tronc
  • altération grave du développement du langage de type expressif et réceptif, associée à un retard psychomoteur sévère.

Trouble désintégratif de l’enfance
A. Développement apparemment normal pendant les 2 premières années de la vie au moins, comme en témoigne la présence d’acquisitions en rapport avec l’âge dans le domaine de la communication verbale et non verbale, des relations sociales, du jeu et du comportement adaptatif.

B. Perte significative, avant l’âge de 10 ans, des acquisitions préalables dans au moins deux des domaines suivants:

  • langage expressif et réceptif
  • compétences sociales ou comportement adaptatif
  • contrôle sphinctérien, vésical ou anal
  • jeu
  • habiletés motrices

C. Caractère anormal du fonctionnement dans au moins deux des domaines suivants:

  • altération qualitative des interactions sociales (p. ex., altération des comportements non verbaux, incapacité à établir des relations avec les pairs, absence de réciprocité sociale ou émotionnelle)
  • altération qualitative de la communication (p. ex., retard ou absence du langage parlé, incapacité à engager ou à soutenir une conversation, utilisation du langage sur un mode stéréotypé et répétitif, absence d’un jeu diversifié de« faire semblant »)
  • caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, avec stéréotypies motrices et maniérismes.

D. La perturbation n’est pas mieux expliquée par un autre trouble envahissant du développement spécifique ni par une schizophrénie

1) American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996

Que signifient adaptation et réadaptation ?

Selon l’Offre de service des CRDITED, ces services ont comme objectif de réduire les situations de handicap pour permettre l’intégration et la participation sociales optimales. Ils comprennent les activités suivantes :

  • établir le bilan fonctionnel de la personne pour l’ensemble des habitudes de vie ;
  • rendre disponibles les évaluations professionnelles selon différentes disciplines − psychologie, orthophonie, ergothérapie, sexologie, psychosocial− en fonction des besoins spécifiques de la personne ;
  • identifier les écarts significatifs de fonctionnement de la personne en lien avec son projet personnel ;
  • mettre en place les interventions visant à réduire ces écarts ;
  • déterminer le plan d’intervention (contrat d’intervention, épisode de services) en fonction du projet personnel de la personne ;
  • réviser le plan d’intervention.

Comment communiquer avec le CROM ?
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